Festival aux heures d’été à Nantes

MOP Nantes | Timothée Franc | Moppé le 08/08/2012 à 16:47 | Mis à jour le 10/08/2012 à 16:56
Intérêts :
Partagez :

Jusqu’au 17 Août, musiciens et conteurs vont continuer de fusionner leurs horizons pourtant disjoints au grand plaisir des Nantais, à l’heure de la méditation sonore. Demain, jeudi 9 Août, le métissage culturel sera de rigueur pour un voyage à Nantes plus que planant.

Festival aux heures d’été à Nantes


Gratuit, en espace public et à destination de tous, le festival aux heures d’été nous invite à réfléchir sur la relation entre l’homme et ses racines et à questionner le monde en mouvement. A l’heure où l’on jette l’anathème sur une mondialisation synonyme d’uniformisation, la musique devient un remède pour repenser nos origines et notre identité dans ce temps qui se raccourcit toujours plus. Ce sont donc des artistes indépendants en situation interculturelle qui, depuis le 10 Juillet dernier, proposent 7 rendez-vous par semaine, pour des œuvres originales sources de nouveauté.

Retrouvez demain au Square maquis de Saffré, Rue Sully, à 20h30 le duo Red Rails, composé de Baltazar Montanaro Nagy, violoniste aux influences hongroises, adepte de la recherche instrumentale et des sons enfouis, et de Tadahiko Yokogawa, passé maître en musique assistée par ordinateur, féru d’instruments à cordes. Entre inspirations traditionnelles et improvisations contemporaines, c’est un véritable paysage sonore qui saura vous envoûter, comme dans un film.

A 22h30, le projet Ouzbek et le projet Planetarium, composés notamment du duo Yves Dormoy et Rodolphe Burger, rendra hommage au jazz, au rock et à la musique traditionnelle Ouzbek. Ces deux musiciens, baroudeurs de la gamme, ont découvert lors d’un voyage la sagesse des maîtres du célèbre « shashmaqam ». No panic, moi non plus je n’avais aucune idée de ce que ce terme imprononçable pouvait signifier. Il s’agit d’une musique savante issue de traditions pré-islamiques, qui se nourrit de soufisme, c’est-à-dire de la quête ontologique et religieuse dans l’Islam ascétique, qui doit permettre le salut de l’âme, son détachement des choses matérielles.  Derbouka, clarinettes, tambour et violon seront donc au rendez-vous. Une musique très aérienne, atmosphérique et de la poésie dans l'air nantais, pour vous demain soir.

Sur ce, bon voyage.



Yves Dormoy & Rodolphe Burger - Live au Bandits-Mages festival - Février 2006

Source : Timothée Franc; nantes.fr; auxheuresete.com

Commentaires