Nantes : la ville commémore ses 50 otages

MOP Nantes | aya | Moppé le 22/10/2011 à 11:40
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L'exécution des 50 otages nantais, un tournant dans l'histoire de France

Nantes : la ville commémore ses 50 otages


50 résistants ont été fusillé le 22 octobre 1941 par les nazis à Nantes.

Ces hommes ont été tués en représailles à la mort du lieutenant colonel Karl Hotz, chef de la komandatur de Nantes, abattu le 20 octobre près de la cathédrale. Karl Hotz a été tué par un commando composé de trois hommes appartenant aux jeunesses communistes. Suite à cet attentat, Hitler a décidé de faire exécuter au plus vite des français hostiles à sa domination. Les autorités de Vichy lui donnent aussitôt une liste de 50 noms de prisonniers politiques emprisonnés autour de Nantes, pour leurs faits de résistance à l'occupant nazi.

Sur ces 50 otages 48 seront exécutés. Ces otages venaient de tous les milieux politiques et sociaux : du jeune communiste de 17 ans à l'ancien combattant de 14/18 mutilé de guerre. Cependant, ce n'était pas la première fois que des otages étaient exécutés en France, c'était même une pratique très courante en période de guerre. Leur mort a pourtant provoqué une onde de choc dans toute la France. En effet, c'était la première fois qu'autant de prisonniers étaient exécutés. De plus, du fait de leur hétérogénéité représentative de la société française, beaucoup de français se sont identifiés à ces résistants. En outre, le général de Gaulle a condamné ces exécutions depuis Londres et a décerné à Nantes l'insigne de l'Ordre des compagnons de la Libération le 11 novembre 1941. Ainsi, au lieu d'engendrer un climat de peur cette fusillade a provoqué un réveil de l'opinion. La Résistance s'est par la suite radicalisée et mieux organisée. 

70 ans après leur fusillade les 50 otages sont toujours dans la mémoire des nantais.

En effet, hier la ville de Nantes commémorait la mort de ses 50 otages mort pour la patrie. Leur mémoire fait partie intégrante de la ville de Nantes depuis octobre 1944, date à laquelle le Conseil Municipal a décidé de baptiser l'artère centrale aménagé sur l'ancien lit de l'Erdre ''cours des 50 otages''. Un monument a également été bâti à l'extrémité du cours en l'honneur des 50 otages en 1952, cet édifice est composé de 6 hautes flammes de cuivres, jaillissant d'un soubassement de granit où sont inscrit le noms des 48 otages. Par ailleurs, depuis 1990, 5 statues en métal, réalisées par Jules Paressant rappellent au nantais leur sacrifice.

Toutes les commémorations nationales ou locales peuvent donner l'illusion d'une forte participation à la Résistance. Il n'en n'est rien, rappelons que selon les historiens à peine 3% de la population française aurait résisté à l'occupant.








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