La plus grande Machine nantaise

MOP Nantes | angelabeuz | Moppé le 30/03/2012 à 13:05 | Mis à jour le 03/04/2012 à 12:48
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La plus grande des Machines nantaises c'est bien sûr la compagnie La Machine. Mais comment a-t-elle pu attirer plus d'un million de spectateurs dans le monde entier ces trois dernières années ?

La plus grande Machine nantaise


À vélo, en voiture ou encore à pied, les Nantais ont tous vu le fameux éléphant des Machines de l'île, mais tout le monde ne sais pas pour autant pourquoi le travail de la compagnie et de son équipe a un tel succès. L'éléphant est bien aujourd'hui l'un des objets faisant office de symbole de notre ville, non ? François Delarozière, le fondateur de cette compagnie, a d'abord travaillé avec Jean-Luc Courcoult pour le projet de Royal de Luxe avant de fonder sa propre structure en 1999. Contrairement à ce que pensent de nombreux Nantais, Les Machines sont d'abord nées à Tournefeuille, près de Toulouse, avant de s'installer dans notre ville.

L'arrivée de la compagnie à Nantes est née d'un appel à projet culturel et touristique de réhabilitation des chantiers navals en 2003. C'est Jean-Marc Ayrault et Nantes Métropole qui ont voulu soutenir cette idée des Machines, d'abord jugée trop risquée. Aujourd'hui la Machine est internationalement connue pour ses architectures vivantes qui aboutissent à la construction d'objets de spectacle atypiques. Parfois sous forme d'aménagement urbain (comme c'est le cas de l'Éléphant, la Machine et le Manège,  "Carrousel des Mondes Marins", qui sera inauguré en juillet) et parfois sous forme de spectacles de théâtre de rue (la Mécanique savante ou les Araignées vivantes en sont quelques exemples). Nous on les voit à Nantes, mais les Machines sont également présentes dans d'autres villes !



Toute la théâtralité de ces extraordinaires constructions est mise en scène grâce à leur interaction avec des danseurs, musiciens et machinistes. C'est un spectacle vivant qui fascine les nantais parce qu'il intègre architecture et écriture théâtrale, mais ce n'est pas tout. Ce qui caractérise par ailleurs Les Machines de l'île c'est leur savoir-faire pour mêler le monde du spectacle à celui du métier d'art, de l'industrie et des technologies de pointe. La force de leur projet artistique est donc aussi d'avoir réussi à revaloriser et combler le défaut de main d'oeuvre de nombreux métiers industriels (cf. prochain article au sujet du Manège). Pour arriver à ses fins l'organisation de la Compagnie est pratiquement gérée comme une PME.

La Compagnie La Machine est une association sans but lucratif (loi 1901), mais sa gestion est similaire à celle d'une entreprise privée car elle ne reçoit que très peu de subventions (DRAC, Ministère de la Culture, et Pays de la Loire), compte tenue de l'ampleur de son activité. L'atelier où sont construites les machines est cédé par Nantes Métropole, et c'est avec une trentaine d'employés (dont onze permanents) qu'elle se finance. Les projets de la Machine se font notamment sur "commandes" des collectivités (villes et festivals). Ils sont d'abord évalués lors d'une phase d'étude de faisabilité avant de déboucher, ou non, sur la gestion d'un "projet unique", signé par François Delarozière. La création artistique et la gestion des Machines sont couronnées de succès, puisque leur travail les amène à voyager dans le monde entier. Plus d'un million de spectateurs les ont applaudies ces trois dernières années à Nantes, à Liverpool, à Yokohama et dans bien d'autres villes de cette planète !

Si vous voulez plus d'information sur ce projet fascinant n'hésitez pas à visiter le site de la Machine et tous vos commentaires personnels seront les bienvenus sur mopnantes...

Credit photo : Nautilus et Jordi Bover.

Source : La Machine, Gwen Bretagne

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