La prostitution à Abidjan, une expo photo à Nantes

MOP Nantes | Cosmopolis | Moppé le 08/01/2013 à 18:32 | Mis à jour le 29/01/2013 à 21:29
Intérêts :
Partagez :

Pour cette rentrée 2013, l'espace Cosmopolis de Nantes propose de voyager en Afrique. Ce voyage se fera hors des sentiers battus pour vous faire découvrir le quotidien pas vraiment rose de jeunes filles qui se prostituent dans les rues d'Abidjan.

La prostitution à Abidjan, une expo photo à Nantes


Des filles de moins de 25 ans se vendent à Abidjan dans des ghettos de “fraîchenies”, de fraîches. Elles fuient les zones militaires et cherchent à échapper à leurs familles en situation de grande précarité pour une illusion de liberté.

La cinéaste et anthropoloque Eliane de Latour a photographié ces jeunes prostitués. Retrouvant dans les portraits une beauté qu’elles pensaient définitivement perdue, elles ont posé avec fierté dans leur environnement. Les clichés seront visibles à partir du 10 janvier, jusqu'au 2 février au sein de l'espace Cosmopolis de Nantes.

 
Programme :
 
Mercredi 9 janvier à 18h

Vernissage de l’exposition photo suivi d’une conférence par Eliane de Latour sur son expérience auprès des jeunes go.
 
Vendredi 11 janvier à 20h30 - Cinématographe de Nantes

Projection du film Bronx Barbèssuivi d’un débat animé par Cinéfemmes
À Abidjan, en Côte d’Ivoire, deux jeunes en quête d'identité cherchent refuge dans les gangs des quartiers pauvres d'Abidjan, Bronx et Barbès. Loi de la jungle, solidarité, amitié, amours et fêtes deviennent leur quotidien.
 
Samedi 12 janvier
 
À 15h - projection du film “Contes et décomptes” d’Eliane de Latour suivi d’un débat avec la réalisatrice.
Dans un harem en milieu musulman au Niger, quatre épouses se trouvent récluses depuis que leur mari est devenu Chef. Grâce à des intermédiaires, elles mènent des entreprises commerciales aux bénéfices minuscules. Mais une 5ème très jeune épouse, Hadiza, provoque des jalousies…
 
À 18h - projection du film “Après l’océan” d’Eliane de Latour suivi d’un débat avec la réalisatrice.
Otho et Shad quittent Abidjan pour tenter leur chance en Europe. Leur rêve : revenir au pays en héros. Mais leur exil ne sera pas si rose. En Espagne, Otho est reconduit à la frontière et revient en Côte d’Ivoire loin de son objectif initial. Shad, lui, continue son périple jusqu’en Angleterre.
 
Vendredi 18 janvier à 18h30

L’espace Simone de Beauvoir, le Mouvement du Nid Loire Atlantique (association nantaise de lutte conte la prostitution) et l’espace Cosmopolis proposent une soirée d’échanges sur le thème « Jeunesse et prostitution » :
- la prostitution touche-t-elle de plus en plus les jeunes ?
- loverboys, un phénomène nouveau en Europe
- quels moyens de prévention ?
- que pensent les jeunes de la prostitution ?
Supports vidéo, témoignages d’associations, interventions d’expert(e)s, nourriront le débat avec le public

Source : Espace Cosmopolis

Commentaires

Le 01/02 à 16:54 : L’exposition « Go de Nuit - Abidjan les belles oubliées » est prolongée jusqu’au mercredi 13 février, l’occasion de retrouver Eliane de Latour pour une soirée spéciale d’avant décrochage à Cosmopolis le : samedi 9 février 2013 À 18h00 - Projection du documentaire « Si bleu si calme » d’Éliane de Latour À 19h30 - Débat - dans le monde intérieur des Go d’Abidjan et des détenus de la Santé : la photo pour comprendre, protéger, combattre, délier, rapprocher, atteindre. À 20h15 - Poursuite de la discussion autour d’un verre Si bleu si calme – 70’ Première mondiale au Festival de Locarno, Sélection officielle Mention du jury au Prix Europa Mention du jury au Rencontres Internationales de cinéma – Lisbonne Comment résiste-t-on à la privation de liberté ? Derrière la prison uniforme se dissimulent autant de prisons que de détenus. Production Canal Plus, Arte, CNRS, Les Films d’ici - 70’ – 1996 Presse Dans les tous premiers rangs des documents «carcéraux ». Libération Institution contre individu, voilà un point de vue passionnant. Le Parisien On a jamais filmé le monde carcéral comme ça. Télérama Une impression de réalité inédite que seul Bresson avait su toucher. Les Cahiers du Cinéma Un beau film surprenant. Le Monde Un beau documentaire à l’esthétique particulière. Le résultat est impressionnant. Tout simplement formidable. Le Figaro