Scopitone 2012 : Les nantais à l’honneur

MOP Nantes | Ivan Laforge | Moppé le 24/09/2012 à 16:31 | Mis à jour le 11/10/2012 à 16:11
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Voilà quatre jours que Scopitone 2012 a débuté, avant la grand-messe du samedi, la Friche Electro proposait une affiche plus qu’alléchante.

Scopitone 2012 : Les nantais à l’honneur

 
Cette année, on nous l’avait annoncé, c’était le retour des groupes nantais au festival. Et dès le début de la soirée, Pegase ne nous fait pas mentir en ouvrant le bal dans les anciennes halles Alstom. Le gros du public n’était pas encore arrivé, mais cela n’a pas empêché ce jeune groupe nantais de conquérir les spectateurs, encore un peu engourdi par le début de soirée, avec leur musique planante et onirique.
 
Même pas le temps de se remettre du concert que le groupe suivant commence déjà à faire gronder les basses. Cette artiste anglais connu aussi sous le nom de Chris Clark (avant 2006) a distillé pendant une petite heure un son très "noise" à grand renfort de beat. Une musique peut-être un peu trop violente pour ce début de soirée.
 
A partir de 22h, la Friche affichait complet et pour cause, c’est le retour de C2C au bercail ! Ces quatre DJ, qui ont fait une tournée marathon des festivals cet été, passent enfin à Nantes. Ils étaient très attendus par le public amassé devant la scène, scandant le nom du groupe, bien avant le départ du show. Le groupe déclaraient avant le concert : « C’est plaisant de revenir ici ; avec la tournée, on a pas souvent l’occasion de passer à Nantes. On a travaillé notre album dans cette ville, on a hâte de retrouver le public nantais ».
Ils commencent leur live comme leur dernier album. La prestation scénique est impeccable. Les quatre écrans présents devant les platines réagissent avec la musique. « Avec ce processus, on voulait briser les codes des DJ collectifs, il y a une vrai interaction entre ce que l’on fait et l’image, c’est comme si l'on stratchaient l’image et le son en même temps ». Pendant le live, on ressent bien les influences des deux entités qui composent C2C (Beat Torrent et Hocus Pocus). D’ailleurs elles s’affrontent le temps d’un petit battle en face à face. Après un court rappel, les quatre nantais quittent la scène. Le problème de ce genre de concert, c’est que c’est toujours trop court.
 


Pour rester dans une ambiance dansante, Breakbot succède à C2C. Quand il arrive sur scène, sa démarche nonchalante, sa barbe mal taillée et ses cheveux longs, lui donnait un air de Jesus. Placé derrière une grande bouche, il a fait danser le public de Scopitone sans discontinuer, grâce à sa musique électro baignée d'influences disco et funk.
 


Juste avant Gesaffelstein, le responsable presse me dis « si tu veux voir un truc violent va s’y ! ». Et je n’ai pas été déçu, mais qu’est ce que c’était bon ! La mise en scène était spartiate mais très classe et théâtrale. Juché derrière un bloc monolithique, le DJ joue parfaitement son rôle de dandy. Beau gosse et mystérieux, il distille un son brutal mais planant. Le public est conquis. On peut dire qu’à partir de ce concert la soirée est passée aux choses sérieuses.
 


A l’instar de C2C, un autre quatuor s’est illustré pendant cette soirée de vendredi à Scopitone. Club Cheval nous a gratifié d’un set très équin, ponctuant ses chansons de hennissements et de bruits de chevaux au gallot. Le set atteint son apogée quand ils reprennent « Meet her at the love parade » de Da Hool, un titre mythique des années 90.
Sans interruption Gesaffelstein revint sur scène accompagné de Brodinski pour la dernière ligne droite de la soirée.
 
L’installation de Nature Graphique (Aurélien Lafargue) qui décorait la scène numéro 2, a révélé toute sa grandeur lors des concerts de Club Cheval et Brodinski/Gesaffelstein. La succession de triangles, animés par un ensemble de projecteurs, a illuminé la scène et le dancefloor, avec des motifs complètement hypnotisant.
 


Pour ma part, j’ai passé un très bon premier soir à Scopitone grâce à la programmation de qualité et un son vraiment correct, si l’on tient compte du fait qu’une ancienne usine est loin d’être le lieu optimal pour un concert.
 
Vous aussi, donnez nous vos impressions sur vos soirée de Scopitone 2012 à Nantes, comment avez vous vécu ces concerts ?

Crédit photo : Florian Margry

Source : Ivan Laforge

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