Spectacle à Nantes : Horizone km 0, par le groupe Zur

MOP Nantes | clothilde mio | Moppé le 27/09/2011 à 09:00
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Hier soir à Nantes ont débuté les représentations d'Horizone km 0, forme interartistique vivante et plastique, crée par le groupe Zur (Zone Utopiquement Reconstitué). 
Spectacle à Nantes : Horizone km 0, par le groupe Zur

 
Au parc de Procé, Zur, le groupe atypique aux spectacles étonnants et à la dramaturgie plus poétique que narrative présente son nouveau projet Horizone km 0. 

‘’ Découvrir un nouveau paysage-monde dans le quotidien,
ouvrir les points de fuite en avant.
Voir l’inconnu qui a été toujours là, caché à notre regard hâtif.
Trouver l’intrus dans notre regard obtus.
L’opportun intrus.’’

Voilà la présentation d’Horizone km 0. Le spectacle se construit depuis 2009 et tourne depuis cet été.
Lors d’une « semaine poétique » initiale, chaque membre du collectif avait collecté différentes motivations humaines, poétiques, politiques et esthétiques que ZUR a  fait  converger vers une idée-concept commune de travail.
 
La spécialité de ZUR, c'est de faire dévier le regard du public, de créer de nouvelles perspectives. Ce collectif de plasticiens, musiciens et acteurs, n'a pas changé de projet global depuis sa création en 1984. 
La compagnie fait en sorte que le public avance, grimpe et envahisse lentement le décor. Elle se débrouille pour que la curiosité soit trop grande. 

Le public est vraiment mis à contribution dans Horizone km 0.
Dans ce spectacle, il est question d'abeilles menacées, de la nature, de sa force, tout en subtilité car chez ZUR, l'émotion émane plus de la manière de dire que de ce qui est dit.

Dans Horizone-km 0, ZUR  invite à porter le regard loin à l'horizon.  Pour les connaisseurs, la performance s'approche du land art.
 
Le spectacle joue sur les illusions d’optique, les jeux de miroir,  comme autant de fenêtres ouvertes sur des réminiscences du passé et sur la beauté des choses révélées. Il pose la question : Et si la nuit et la ville n’étaient qu’une Page blanche offerte à l’imagination?
Horizone km 0 se présente ainsi :  un grand échafaudage découpé en neuf toiles tendues, des dizaines et des dizaines de pinceaux, rouleaux et autres outils, 300 kg de peinture, 2 589 notes de musique et une mise en scène au millimètre pour six graphistes-chanteurs-danseurs. Des  images peintes en direct et aussitôt effacées racontent une histoire, des histoires.  
 
Le Groupe Zur  rassemble des individus qui prennent plaisir à inventer en groupe. Il s'inspire des capacités de chacun.

Champions de l'interartistique, ZUR cherche à développer quelque chose entre l’image et l’acte, l’écrit et la parole, le muet et le sonore, le plan et le volume, où les formes picturales et cinématographiques, se croisent et s’interrogent avec les formes théâtrales et sonores.

L’image en mouvement et son support de projection, la présence d’acteur et de performers, sont les composantes essentielles des créations de ZUR.
Ils élaborent ainsi dans leur réalisations des images/sculptures qui sont aussi des films/tableaux où la relation entre la toile et l’écran, la peinture et le cinéma, ne cesse d’être explorée et où l’acteur/personnage dépasse la conception classique du “rôle” pour devenir une présence poétique.

L'idée d' Horizone kilomètre 0 c'est d' Inviter le public à entrer dans un paysage et l’interroger sur ce qu’il provoque en termes d’émotions, de rassurant, de repoussant, d’attirant, d’effrayant. On regarde '' le paysage au loin, le paysage à parcourir, le paysage derrière et celui à venir et on est invité à laisser son pas, son empreinte, sa trace dans le nouveau paysage possible.''

Mêler insupportable au magnifique et donner deux position au spectateur, voilà la formule d' Horizone km 0. L’une est statique, attendre qu’il y ait apparition, l’autre est en mouvement, suivre les traces d’une apparition hypothétique...

Voilà ce que les performers et le public doivent se demander : faut-il prendre le temps d’attendre que ça arrive ou chercher dans les recoins?
 Etudier la question de base : S’inscrire dans ce paysage n’est-ce pas répéter le geste humain fondamental ?
Exister.



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