Les hôpitaux de Nantes manquent d'effectifs

MOP Nantes | cloredac | Moppé le 19/07/2011 à 11:30
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En général, les CHU sont relativement privilégiés car les étudiants en médecine coûtent moins cher que des médecins titularisés. A Nantes, même si l'on ressent le manque d'auxiliaires, de puéricultrices ou d'aides-soignants, la situation n'est pas désespérée. 

Les hôpitaux de Nantes manquent d'effectifs

La recherche est toujours active à Nantes, 150 000 euros ont même été attribués fin juin à des chercheurs, pour le traitement des maladies neurologiques. Ce qui peut inquiéter en revanche à Nantes, c'est la fusion de l'Hôtel Dieu et de l'hôpital nord Laennec. 
Ce projet a été mis en place pour créer un nouvel hôpital sur l'île de Nantes qui devrait ouvrir ses portes à l'horizon 2020-2025.

Les hôpitaux publics souffrent d'un manque d'effectif partout en France, le fait n'est pas nouveau, et Nantes n'y échappe pas

Au service d'oncologie pédiatrique du CHU de Nantes, le manque de personnel hospitalier se fait sentir. 
Cet hôpital souffre d'un manque d'effectifs comme la plupart des établissements en France.  A Nantes, il peut arriver que les repas ne soient pas servis à heures fixes, que les enfants soient soignés dans le couloir par manque de place dans les salles de soins, ou que les éducatrices ne puissent voir leurs patients elles sont débordées.

La trentaine d'infirmières et la vingtaine d'auxiliaires de vie de ce service ne suffit pas. Des postes n'ont pas été remplacés, un a été supprimé dans ce service du CHU de Nantes alors que son activité a augmenté.

Les effectifs du CHU de Nantes sont pourtant conformes à la moyenne et à la réglementation. En France et comme dans l'ensemble des pays européens, le budget de la santé représente 11% du PIB. Il va cependant continuer à baisser au moins jusqu'à 2014.

C'est en 2010 que les effectifs hospitaliers ont cessé d'augmenter à Nantes comme ailleurs. Avec le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, normalement compensé par l'ajout d'agents des collectivités locales, la situation aurait dû rester stable. En moyenne, c'est le cas pour les infirmiers, et on constate même une hausse des postes de médecins dans les hôpitaux.
Seule l'activité a augmenté. Et il faut noter que les dépenses salariales représentent 75 % du budget des hôpitaux.



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