Des nantais sur Mars avec Curiosity

MOP Nantes | Ivan Laforge | Moppé le 27/09/2012 à 11:36 | Mis à jour le 17/10/2012 à 11:18
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Le robot Curiosity a beaucoup fait parler de lui lors de son arrivée sur Mars le 6 août dernier. Ce projet scientifique est sous tutelle de la NASA (agence spatiale américaine) mais ce sont des chercheurs et ingénieurs du monde entier qui collaborent à sa réussite. Parmi cette équipe de plusieurs centaines de personnes, deux nantais participent à l’aventure.

Des nantais sur Mars avec Curiosity

 
Nicolas Mangold et Stéphane Le Mouélic font tous les deux partie du Laboratoire de Planétologie et de Géodynamique (LGP) de Nantes. Ce laboratoire dépend à la fois de l’Université de Nantes et du CNRS. L’un des responsables est géologue et l’autre est ingénieur spécialisé dans le traitement des images.
Beaucoup plus ambitieux qu’Opportunity, un autre robot lancé pour explorer la surface de Mars en 2004, Curiosity est un énorme appareil bardé de technologie. Il est équipé d’environ 85 kg d’instruments scientifiques en tout genre. Nos deux nantais interviennent sur l’un d’eux : Chemcam (pour Chemical Camera). C’est un instrument important du robot, il se situe sur sa partie supérieure, comme une sorte de tête. Cette boite est notamment composée de multiple caméras (panoramique, 3D, avec différentes longueurs d’ondes, …) et d’un laser couplé avec un spectromètre qui analyse la composition de la petite portion de roches vaporisées grâce au laser.

 

Le laser est très utile puisqu’il permet de faire des analyses à distance sans pour autant déplacer le robot. Surtout que Curiosity est loin d’être un rapide, il se déplace à la vitesse d’environ 40 mètres par jour. Depuis son amarsissage, il a parcouru 200 mètres. Stéphane m’explique qu’il a d’abord fallu effectuer toute une batterie de test pour vérifier que tous les appareils du robot fonctionnaient bien. L’ingénieur confirme que « tout s’est passé comme prévu ». Ces 200 mètres non pas été vains. Sur le trajet, plusieurs analyses ont déjà été pratiquées ; de nombreuses images et résultats préliminaires sont consultables sur le site de la NASA.



 Le premier site de sédiments ne sera atteint que dans deux semaines, mais la mission est prévue pour une durée d’au moins deux ans. D’après Stéphane Le Mouélic « Curiosity est l’une des missions spatiales les plus ambitieuse. Ce n’est pas tous les jours que l’atterri Mars ! Les informations que l’on recueille sur place ont un intérêt scientifique majeur ».
 
Stéphane Le Mouéllic est justement spécialisé dans le traitement de ces données. Le but de Curiosity est de découvrir si les conditions favorables à l’émergence de la vie ont un jour été réunies sur Mars. Pour que remplir cet objectif, le robot a atterri dans une zone propice aux découvertes. Ce dernier se trouve actuellement dans un cratère de 150 km de diamètre, rempli par un empilement de sédiments de 5000 mètres de hauteur. Grace aux satellites qui gravitent autour de la planète rouge, les scientifiques ont découvert des argiles et sulfates hydratés dans cette zone, suggérant la présence passée d’eau liquide.
 
Vous vous intéressez à la mission de Curiosity sur Mars vous pouvez vous rendre sur le site de la NASA dédié à cette mission. Il est entièrement en anglais, mais même si vous n’êtes pas anglophone, vous pourrez admirer une multitude de clichés et d’analyses effectués par le robot.

Source : Ivan Laforge

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