Le pain au chocolat : un exemple de l'augmentation des prix

MOP Nantes | 2Bees | Moppé le 09/02/2013 à 18:57 | Mis à jour le 14/03/2013 à 12:21
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Dans le centre ville de Nantes, on en trouve à 0,85 centimes d'euros. D'autres à 0,90 ou 0,95. Et on en trouve aussi à 1,10 euros. C'est le pain au chocolat ! Ce chiffre symbolise bien pour moi l'énorme augmentation générale des prix.

Le pain au chocolat : un exemple de l'augmentation des prix


Loin de moi la volonté de stigmatiser la fixation des prix des boulangers. Je souhaite juste dénoncer la valeur du produit qui est selon moi surestimée.

N'ayant pas trouvé de statistiques concrètes sur la valeur du pain au chocolat par le passé, j'ai quand même aperçu des données par-ci par-là sur quelques sites web. En 1997, la chocolatine coûtait environ 3,97 francs. Vous allez faire la tronche : ça représente 0.6052225984325192, en euros. 0,61 centimes d'euros quoi.

"L'euro a été inventé pour rendre le salaire des riches six fois moins indécent." Citation du film '99F'. Il a été créé également pour que l'on accepte plus facilement l'augmentation des prix ?

J'ai pris le train, ligne Nantes-Savenay. J'ai montré la photo à différentes personnes durant le trajet afin de recueillir des avis. Voici leurs mots :

"Abusé."
"Ca fait beaucoup là."
"C'est cher et on ne s'en rend même plus compte..."
"Si c'est trop cher en boulangerie, mieux vaut acheter en grande surface, mais cela ruine les petits commerces malheureusement."

Pour conclure, un petit clin d'oeil à Monsieur Jean-François Copé : pour un parti défendant le pouvoir d'achat, il aurait été préférable de s'attarder sur le prix du pain au chocolat plutôt que de dénoncer les enfants musulmans qui empêchent les autres d'en manger.

A méditer.




Source : 2Bees (personnelle)

Commentaires

Le 13/02 à 18:17 : Je comprends le point de vue du boulanger, encore faudrait il plus parler en % de marge, mais passons. Interrogeons nous surtout sur l’augmentation des produits de base. Dans la mesure où ces produits sont quasiment indispensables et sans réel concurrence, les entreprises de transformation et les distributeurs n’hésitent pas à majorer régulièrement les prix, sans parler là non plus des % de marge. Une autre façon d’affamer le peuple ….

Le 11/02 à 12:46 : Bonjour Je me permets de répondre car je suis boulanger. Nous sommes les premiers conscients de l'augmentation de nos prix, cependant les patrons n'ont pas le choix car contrairement à ce que beaucoup de clients pensent, les boulangers ne roulent pas sur l'or Sur 1€ touché, 51 centimes reviennent à l'état. Ajoutés à cela le prix de la main d'oeuvre qui ne cesse d'augmenter, et surtout les hausses de prix sur les produits de base comme la farine et le beurre, et vous comprenez pourquoi les produits basiques augmentent.

Le 10/02 à 01:09 : dès l'entrée en vigueur de l'euro déjà! on aurait dû se méfier lorsque 100 francs dans les distributeurs bancaires sont devenus 20 euros!!