FC Nantes, Kita ne veut toujours pas vendre

MOP Nantes | Sampler | Moppé le 01/12/2011 à 09:44 | Mis à jour le 05/12/2011 à 10:33
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Le Président du FC Nantes, Waldemar Kita, s'est exprimé cette semaine. C'est au près d'Eurosport.fr, par ailleurs auteur de deux autres excellents sujets concernant le club nantais ces jours-ci (une interview de Japhet N'Doram et un article sur l'association A la nantaise), que Kita père a réaffirmé sa volonté de rester à la tête du FCN.

FC Nantes, Kita ne veut toujours pas vendre



Si des doutes pouvaient subsister la saison passée et cet été, le Président Kita semble désormais revigoré et plus prêt que jamais à affronter tous ses détracteurs. Si Kita se plaint que l'opinion publique nantaise « se focalise sur les coups de gueule d'une minorité », l'ancien dirigeant du club suisse de Lausanne estime que le « FC Nantes est en train de grandir » et questionne : « Pourquoi voulez-vous que je parte maintenant ? ».


Le Président Kita justifie notamment sa logique de devoir (ou vouloir, au choix) rester à la tête de Nantes par les lourds investissements qu'il a effectué dans le centre de formation nantais. « Je ne suis pas dans l'état d'esprit de vendre .Ce n'est pas ma préoccupation du moment. Que je reste ou non, ça n'a aucune importance. En tant que chef d'entreprise, j'ai une responsabilité. Ce qui m'importe, c'est de structurer le club. Qu'il continue de vivre, avec ou sans moi. Mais pourquoi voulez-vous que je parte maintenant, alors que j'ai investi massivement dans le centre de formation ? », explique t'il.


Kita se satisfait aujourd'hui de voir des jeunes produits de la formation nantaise percer au plus haut niveau. L'émergence dans l'équipe première du FC Nantes des jeunes symboles nantais Trébel et Veretout, notamment, lui permettent de vanter les réussites de la Jonelière : « Quand je suis arrivé, j'avais dit qu'il faudrait entre trois et cinq ans pour relancer la machine. Le centre de formation n'était que le 19e en France. Je lui ai donné des moyens, humains et financiers. Aujourd'hui, il est redevenu l'un des meilleurs. Nos équipes de jeunes sont performantes. On a de plus en plus d'internationaux. Et huit joueurs issus de la formation ont intégré notre effectif professionnel. Ça veut bien dire quelque chose : ce club est en train de grandir. »


Waldemar Kita ne citera pas bien évidemment que les formateurs nantais ayant obtenu ses résultats ont tous préféré quitter Nantes ou ont été évincés par le Président...Tout juste admet-il que le bilan du FC Nantes n'est pas à la hauteur des sommes qu'il a investies dans le club.


Et Kita de faire du Kita, en rejetant de nombreuses erreurs commises au FCN depuis son arrivée à Nantes en 2007 sur ses anciens collaborateurs. « Globalement, je ne pense pas m'être beaucoup trompé. Je ferai juste certaines choses différemment. Je ne me laisserai plus imposer des idées qui ne sont pas les miennes. On ne respecte pas assez les présidents. On a tendance à l'oublier, mais ils connaissent aussi bien le foot que les entraîneurs ou les joueurs. Peut-être même mieux. »


Waldemar Kita, un Président roi de la bonne foi ?


Une nouvelle affirmation de Kita de compter rester à la baguette de Nantes qui sera appréciée à sa juste valeur par ses anciens collaborateurs et continuels détracteurs, à n'en pas douter...


Parallèlement, l'ancien sorcier du FCN, Japhet N'Doram expliquait à Eurosport les raisons de la chute du FC Nantes : « Nantes a perdu ses valeurs, explique le magicien tchadien qui a tant fait rêver les foules nantaises dans les années 90. « Quand je suis arrivé, dans les années 1990, j'ai pu me fondre rapidement dans ce club. Il régnait une ambiance familiale, très attachante. Depuis une dizaine d'années, ces valeurs sont bafouées. Le club a perdu son identité. C'est essentiellement dû à un manque de stabilité. Avant, les joueurs s'intégraient dans un projet à long terme. Ils étaient au service de la collectivité. Aujourd'hui, les joueurs ne sont que de passage. Au lieu de défendre ces valeurs de solidarité, des gens sont arrivés à la tête du club pour défendre leurs intérêts personnels. Il y a eu une guerre interne entre les historiques, ceux qui étaient déjà en place, et les nouveaux propriétaires. Ça a fait beaucoup de dégâts. Ensuite, il a manqué des personnalités fortes pour maintenir le modèle nantais en vie. »


Si Kita réaffirme sa volonté de rester, la « résistance » s'organise et l'association de défense des valeurs du FCN, A la nantaise, continue d'agir dans l'ombre pour préparer l'après-Kita. A la Nantaise a célébré Place du Commerce, en début de semaine au lieu où le FC Nantes a été créé, en 1943, son 2000eme adhérent. Parmi eux et tant d'autres noms ayant fait les beaux jours du football nantais, un certain Japhet N'Doram. Waldemar Kita, lui, ne semble toujours pas vouloir daigner recevoir les investigateurs du permier projet d'actionnat populaire dans un club français...


Au FC Nantes, Kita continue de faire du Kita...et vous, nantais, vous en pensez quoi ?


Commentaires

Le 01/12 à 16:40 : Lamentable une nouvelle fois. Se taper Kita après la Socpresse, fallait vraiment que l'on soit d'une malchance pas possible à Nantes.. Ou que nous ayons un maire complètement à la masse sur le sujet. Ayrault est le grand responsable de ce carnage selon moi. Mais c'est un autre histoire. D'un côté on peut aussi se dire que "grâce" à Kita, on aura eu le droit à la naissance de l'association "A la nantaise", et ce projet d'actionnariat populaire très intéressant. Il aura au moins servi à ça, mais malgré lui..

Le 01/12 à 12:08 : Du grand Kita tout ça, pour hanger !

Le 01/12 à 11:43 : Clairement. Bon après ce que dit Kita, hein...on va dire que ce n'est que mon avis mais bon...niveau dire tout et son contraire il se défend bien le président !

Le 01/12 à 11:14 : Japhet a tout résumé... si Kita reste , ne serait-ce pas aussi qu'il n'a pas reçu d'offre sérieuse?