Premier bilan du Voyage à Nantes

MOP Nantes | Ivan Laforge | Moppé le 23/08/2012 à 17:24 | Mis à jour le 30/08/2012 à 13:59
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Voilà une semaine que le Voyage à Nantes est terminé. Nous commençons à avoir des retours et ainsi tirons les premières conclusions sur cet évènement peu banal.

Premier bilan du Voyage à Nantes

 
En ce qui concerne les chiffres, je ne pourrais pas vous dire grand chose aujourd’hui. Il est encore trop tôt, le Voyage à Nantes préfère avoir les chiffres officiels de l’INSEE et de l’étude qu’ils ont commandée à l’agence de communication G&A, plutôt que de dire des bêtises.
 
Les seuls chiffres sûrs que je peux vous donner concernent la fréquentation des sites du Voyage à Nantes et sont issus de Nantes Tourisme. Sur les lieux qui permettaient le comptage des visiteurs, mais qui ne comprennent pas la totalité des sites, le VAN a enregistré 1 744 095 visites (visite ne veut pas dire visiteur unique). Dans le top 5 des fréquentations on compte, dans l’ordre d’arrivée, le Nid, le Mont Royal(e), l’ultime déménagement, les chambres en ville et de Playground.
Jean Blaise a quand même donné une indication sur les retombés économiques, en indiquant que la fréquentation de l’hôtellerie et de la restauration avait augmenté à Nantes par rapport à 2011. Contrairement à celle de l’« Ouest » qui a respectivement baissé de 10 et 20%.
 
Alors quelles conclusions tirer de ce Voyage à Nantes ?
 
Si l’on s’appuie sur les commentaires laissés par les visiteurs, elles sont plutôt positives. La plupart des nantais et des touristes, qui ont laissé une trâce dans les livres d’or, sont enjoués de cette initiative et ne demande qu’une chose, c’est que ça recommence !
 
Mais si l’on va plus loin, on peut voir que certaines requêtes pointent des lacunes que pourraient avoir la ville de Nantes. Par exemple, la pétition qui a été créé pour que Crêpetown, ce lieu hétéroclite dans un décor de western, soit maintenu. Il s'y mélangeaient toutes les classes sociales de Nantes, le temps d’une galette andouille, d’un film des années 70, d’un concert de rock ou d’un combat de catch à moustache. On pouvait aussi y boire une bière, faire un tour dans la friperie ou se faire floquer un T-shirt. Il manquerait peut-être à Nantes un lieu de sociabilisation où tout le monde peut y trouver son compte.
Le collectif Fichtre avec ces « 1000 plateaux » pose aussi la question du possible manque de mobilier urbain à Nantes. Ces tables, bancs, et hamacs ont permis de créer des espaces de convivialité en ville, où les voisins ont pu apprendre à se connaître, le temps d’un pique-nique estival.
 
En tout cas ce « Voyage à Nantes » aura au moins permis de découvrir ou de redécouvrir la ville sous un nouvel angle : celui de l’art sous toutes ces coutures. Le développement de ce style de tourisme aura mis en valeur les différents acteurs culturels de la ville et de son agglomération. De décloisonner l’art en le faisant sortir des musées. Selon Jean Blaise « permettre de faire des visites en plein air, donne plus de liberté au public ». Et même si l’on peut regretter que cela ne dure pas plus longtemps, toujours selon les mots de l’organisateur du Voyage à Nantes : « Il faut créer la frustration pour mesurer le plaisir ».

Se pose toujours la question : l'investisement financier de la ville a-t-il eu les retombés escomptées ?

Source : Ivan Laforge

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