Créer une entreprise à Genève suppose de choisir une structure adaptée, de préparer ses documents et de respecter les formalités de création d’entreprise. Le registre du commerce en 2026 reste une étape essentielle pour les sociétés et, sous certaines conditions, pour les entrepreneurs individuels.
Le parcours varie selon l’activité, le capital disponible et la présence d’associés. Pour rendre ces démarches administratives à Genève plus lisibles, le fil conducteur sera celui d’une consultante fictive qui lance son activité de conseil.
A retenir : les repères pour créer une entreprise à Genève
- Raison individuelle sans capital minimum, adaptée au démarrage en solo
- Sàrl avec capital social minimum de 20 000 francs entièrement libéré
- SA avec capital minimum de 100 000 francs, dont 50 000 libérés
- Inscription obligatoire pour les sociétés et seuil de chiffre d’affaires pour l’indépendant
Choix de la forme juridique et coûts de création à Genève
Le choix de la forme juridique détermine la responsabilité, les coûts de départ et les démarches à accomplir. Une consultante qui démarre seule peut privilégier la raison individuelle, tandis qu’un projet avec associés peut justifier une Sàrl.
Raison individuelle, Sàrl ou SA : comparer les options
Pour comparer ces structures, il faut regarder au-delà du prix d’inscription et évaluer le risque assumé. Selon le portail officiel de Genève, une entreprise doit disposer d’un bureau dans le canton et avoir commencé son activité avant son inscription.
La raison individuelle n’exige aucun capital minimum, mais l’entrepreneur répond des dettes professionnelles sur son patrimoine personnel. La Sàrl et la SA séparent en principe les biens de la société des biens privés, sous réserve des règles applicables.
Repères financiers pour les principales structures :
Forme
Capital requis
Frais estimatifs de constitution
Inscription au registre
Raison individuelle
Aucun
Environ 0 à 400 francs
Obligatoire dès 100 000 francs de chiffre d’affaires annuel
Sàrl
20 000 francs, entièrement libérés
Environ 1 600 à 3 000 francs, hors capital
Obligatoire dès la constitution
SA
100 000 francs, dont 50 000 au minimum libérés
Environ 2 000 à 4 000 francs, hors capital
Obligatoire dès la constitution
Entreprise individuelle inscrite volontairement
Aucun
Frais variables selon les démarches
Possible avant le seuil légal
Capital social et budget réel de lancement
Ces montants permettent de distinguer les frais de création du capital social, qui n’est pas une dépense administrative perdue. Pour une Sàrl ou une SA, le capital consigné devient disponible à la société après l’inscription, selon les règles applicables.
Les frais notariaux, les honoraires de conseil et les émoluments peuvent varier selon le dossier. Il faut aussi budgéter la comptabilité, les assurances et les cotisations sociales, souvent plus déterminantes que le seul coût initial.
Liste des dépenses à anticiper :
- Acte notarié et rédaction des statuts pour une société
- Émoluments du registre du commerce et frais bancaires de consignation
- Comptabilité, assurances professionnelles et cotisations sociales
- Trésorerie disponible pour les premiers mois d’activité
Inscription au registre du commerce : étapes et documents
Une fois la structure choisie, la préparation du dossier devient le point décisif. Des informations cohérentes sur le siège, l’activité et les personnes habilitées réduisent les risques de demandes de correction.
Formalités de création d’entreprise et ordre des démarches
Pour une société, les fondateurs rédigent les statuts, déposent le capital requis sur un compte de consignation et signent l’acte constitutif devant notaire. La demande d’inscription au registre du commerce est ensuite transmise avec les pièces exigées.
Selon le registre du commerce genevois, les renseignements doivent correspondre à la réalité de l’entreprise, notamment concernant son siège et son activité. Pour une raison individuelle, l’inscription devient obligatoire à partir de 100 000 francs de chiffre d’affaires annuel.
Étapes pratiques du dossier :
- Définir l’activité, le siège genevois et la structure juridique
- Préparer les statuts et faire authentifier la constitution d’une société
- Consigner le capital social requis auprès d’une banque
- Déposer les documents d’inscription et répondre aux éventuelles demandes
Documents d’inscription et vérifications avant dépôt
Les pièces exactes dépendent de la forme retenue et de la situation des fondateurs. Le dossier peut notamment comprendre les statuts, l’acte constitutif, les déclarations requises et les informations sur les personnes autorisées à représenter l’entreprise.
Selon Fedlex, la SA doit disposer d’un capital-actions minimal de 100 000 francs, avec au moins 50 000 francs libérés à la constitution. Il est prudent de confirmer la liste des pièces et les frais auprès du registre cantonal avant le dépôt.
Une vérification préalable évite qu’une différence entre les statuts, les formulaires et les justificatifs ne ralentisse le traitement. Le Guichet Entreprises de l’Office cantonal de l’économie et de l’innovation renseigne aussi sur l’implantation et les aides disponibles.
Après l’inscription : obligations sociales et fiscales à Genève
L’inscription donne un cadre officiel à l’entreprise, mais elle ne clôt pas les formalités. L’entrepreneur à Genève doit ensuite organiser ses affiliations sociales, sa fiscalité et sa protection contre les risques liés à son activité.
AVS, TVA et assurances selon votre situation
Selon l’OFAS, l’indépendant assume lui-même ses cotisations AVS, AI et APG, calculées selon son revenu et le barème applicable. Il doit demander son affiliation à une caisse de compensation dès le début de son activité et prévoir des acomptes réalistes.
L’inscription à la TVA est en principe requise lorsque le chiffre d’affaires annuel provenant de prestations imposables atteint 100 000 francs. Selon l’AFC, des règles particulières peuvent s’appliquer à certaines activités, ce qui justifie une vérification avant la facturation.
Les obligations changent dès l’embauche d’un salarié :
- Affiliation à l’assurance-accidents LAA pour le personnel
- Affiliation à la prévoyance professionnelle lorsque le seuil légal est atteint
- Vérification des assurances maladie et perte de gain de l’indépendant
- Évaluation d’une responsabilité civile adaptée au métier exercé
Un guide pour entrepreneurs avant le premier mandat
Avant de signer un premier contrat, la consultante fictive vérifie ses acomptes AVS, ses conditions de paiement et sa couverture en cas d’incapacité de travail. Cette préparation protège autant sa trésorerie que sa situation personnelle.
Une assurance perte de gain maladie n’est pas obligatoire pour l’indépendant, mais peut limiter l’impact d’un arrêt prolongé. La responsabilité civile professionnelle mérite également une attention particulière dans les métiers où une erreur peut causer un dommage à un client.
Sources : Office fédéral des assurances sociales, informations sur les cotisations AVS ; Fedlex, Code des obligations, article 632 ; Administration fédérale des contributions, informations sur l’assujettissement à la TVA.