Les habitudes de déplacement évoluent progressivement en Loire-Atlantique. Si la voiture reste le moyen de transport privilégié par une majorité d’habitants, les derniers chiffres montrent une progression des transports en commun, du vélo et de la marche.
Les collectivités multiplient les investissements pour proposer des alternatives plus efficaces, même si de fortes disparités persistent entre les grandes agglomérations et les zones rurales.
A retenir :
- Les transports en commun gagnent du terrain en Loire-Atlantique.
- La voiture demeure le mode de déplacement dominant.
- De nouveaux investissements doivent améliorer l’offre d’ici 2030.
Les transports collectifs séduisent davantage les habitants
Les résultats de la grande enquête mobilité menée auprès d’environ 24 500 habitants des 207 communes du département montrent une évolution encourageante. La part de la voiture diminue progressivement, tandis que les déplacements en bus, tramway, train, à vélo ou à pied progressent.
Selon l’Agence d’urbanisme de l’agglomération nantaise (Auran), les comportements évoluent également vers davantage d’intermodalité. Les habitants combinent plus facilement plusieurs moyens de transport lors d’un même trajet, notamment le TER, le tramway et les réseaux de bus.
J’observe ce phénomène lors de mes déplacements à Nantes. Il est désormais fréquent de voir des voyageurs arriver en train avant de poursuivre leur trajet en tram ou à vélo en libre-service, une pratique beaucoup moins répandue il y a quelques années.
« Développer des transports simples d’accès reste l’une des clés pour réduire durablement la place de la voiture. »
La voiture reste incontournable dans une grande partie du département
Malgré ces progrès, la dépendance à l’automobile demeure importante.
Selon UFC-Que Choisir, 71 % des communes de Loire-Atlantique comptent encore plus de la moitié de leurs habitants sans accès à un transport collectif situé à moins de dix minutes à pied de leur domicile. Environ 18,7 % des habitants vivent même dans une véritable « zone blanche de mobilités », sans solution pratique autre que la voiture.
Les trajets domicile-travail illustrent parfaitement cette réalité puisque les transports en commun représentent seulement environ 12 % des déplacements quotidiens.
Selon UFC-Que Choisir, le manque de fréquence, de lisibilité des réseaux ou encore l’absence de desserte dans certains territoires expliquent en partie cette situation.
Des réseaux qui deviennent plus simples à utiliser
Pour faciliter les déplacements, les collectivités développent progressivement une offre plus cohérente entre les différents réseaux.
Aujourd’hui, les habitants peuvent notamment utiliser :
- les TER SNCF ;
- les cars Aléop ;
- Naolib à Nantes ;
- Ycéo à Saint-Nazaire ;
- Lila Presqu’île et plusieurs réseaux locaux.
Des abonnements comme Métrocéane permettent désormais d’utiliser plusieurs moyens de transport avec un seul titre, facilitant les déplacements entre Nantes, Saint-Nazaire, la côte et plusieurs territoires voisins.
Selon la Région Pays de la Loire, cette simplification vise à encourager une utilisation plus régulière des transports collectifs, aussi bien pour les actifs que pour les étudiants.
De grands investissements pour accélérer la transition
Les projets d’infrastructures se multiplient afin de rendre les transports publics plus attractifs.
Nantes Métropole bénéficie notamment d’un important soutien financier de l’État pour développer deux nouvelles lignes de tramway (lignes 6 et 7) ainsi qu’une nouvelle ligne de bus à haut niveau de service. La mise en service est prévue fin 2027 et permettra de renforcer les liaisons entre plusieurs communes de l’agglomération.
En parallèle, le Département investit dans des voies réservées aux transports collectifs et au covoiturage sur plusieurs axes très fréquentés autour de Nantes. Ces aménagements doivent améliorer la ponctualité des cars Aléop tout en favorisant le partage des véhicules.
J’ai déjà constaté que les voies réservées permettent souvent aux bus d’éviter les principaux ralentissements aux heures de pointe. Ce type d’aménagement peut réellement rendre les transports collectifs plus compétitifs face à la voiture.
Des solutions locales qui complètent l’offre
Au-delà des grands projets, plusieurs initiatives locales apparaissent.
L’été, par exemple, le réseau Brévibus dessert gratuitement plusieurs communes de Pornic Agglo afin de limiter les déplacements en voiture vers le littoral.
Le Département encourage également les déplacements sans voiture grâce :
- aux lignes TER ;
- aux itinéraires cyclables ;
- au covoiturage ;
- aux bacs de Loire ;
- aux plateformes de mobilité destinées aux personnes en insertion.
Ces services contribuent à offrir davantage d’alternatives, notamment pour les déplacements de loisirs ou les trajets de proximité.
Comparatif de la situation actuelle
| Élément | Situation actuelle |
|---|---|
| Utilisation de la voiture | Toujours majoritaire |
| Transports en commun | En progression |
| Vélo et marche | Forte hausse sur dix ans |
| Zones rurales | Offre encore limitée |
| Investissements | Tramways, BHNS, voies réservées, mobilité douce |
Les défis restent nombreux pour les prochaines années
Malgré les avancées, plusieurs associations estiment que l’offre reste encore insuffisante hors des principales agglomérations.
Le développement du transport à la demande Aléop, la montée en puissance du tram-train ou encore les futurs bacs à propulsion électrique constituent des évolutions importantes. Toutefois, le principal défi reste désormais de rendre ces solutions plus visibles, plus fréquentes et mieux réparties sur l’ensemble du territoire.
Selon le Département de Loire-Atlantique, les projets engagés jusqu’en 2030 devraient poursuivre cette transition vers une mobilité plus durable, avec un objectif clair : proposer une véritable alternative à la voiture individuelle dans un maximum de communes.