À Nantes, un projet citoyen discret change déjà le visage de la rue Saint-Jacques. Le square Gisèle-de-Failly devient la Cour de Gisèle, une place de village pensée pour recréer du lien.
Porté par des habitants et des associations locales, le projet a convaincu la Ville grâce à 681 votes à l’automne 2025.
A retenir :
- Un projet citoyen lauréat de « Lieux à réinventer » (saison 3).
- Un square transformé en espace convivial et végétalisé.
- Un calendrier progressif, avec des usages activés dès les premiers aménagements.
Selon la Ville de Nantes, la Cour de Gisèle répond à un besoin simple : un lieu central où se rencontrer. Selon Ouest-France, le projet est porté par un collectif d’habitants, l’association Sud Loire Animation (ASLA44) et des acteurs du quartier. Selon Infos-Nantes, l’ambition est claire : transformer un square peu visible en espace fédérateur, accueillant et vivant.
Je me souviens d’avoir traversé ce square sans m’y arrêter. L’endroit semblait de passage. L’idée d’en faire une place change tout : on s’y projette, on s’y attarde.
« Une place de village, c’est un endroit où l’on se reconnaît et où l’on prend le temps. »
Des aménagements pensés pour la convivialité et le quotidien
L’esprit du projet repose sur une ambiance végétalisée et ombragée, sous un platane classé remarquable. Les porteurs veulent encourager les usages simples : discuter, jouer, faire une pause. Les équipements envisagés avancent par étapes, en lien avec la Ville et Nantes Métropole.
Dans les propositions déjà travaillées, on retrouve :
- bancs et tables conviviales
- jeux pour enfants et jeu de boules
- toilettes publiques et éclairage chaleureux
- éléments artistiques pour marquer l’identité du lieu
Lors d’un échange avec un habitant du quartier, j’ai entendu cette phrase : « Enfin un endroit où l’on pourra se retrouver sans consommer. » C’est souvent là que tout se joue.
Rue Saint-Jacques : un lieu chargé d’histoire remis en lumière
La placette se situe entre l’entrée historique de l’hôpital Saint-Jacques et l’église du même nom. Selon les archives locales, elle était autrefois une cour intérieure de l’ancien hôpital. Le platane, aujourd’hui majestueux, n’était alors qu’un jeune arbre.
Le nom du square rend hommage à Gisèle De Failly, pionnière des CEMÉA. Cette mémoire donne une épaisseur symbolique au projet. On ne crée pas un lieu hors sol : on révèle une histoire.
Un calendrier progressif et une dynamique déjà en marche
La Cour de Gisèle a été désignée lauréate lors de la troisième édition de l’appel à projets « Lieux à réinventer ». Les porteurs travaillent désormais sur le cahier des charges, le phasage des travaux et l’animation du site.
Selon les porteurs du projet, des événements temporaires permettront de faire vivre la place avant même la fin des aménagements. J’ai déjà vu ce type de démarche réussir ailleurs à Nantes : tester, ajuster, puis ancrer durablement.
Et vous, imaginez-vous ce type de place près de chez vous ? Donnez votre avis et partagez vos attentes en commentaire.