Depuis près d’un mois, le mouvement social engagé au service mortuaire du CHU de Nantes ne faiblit pas. Les agents poursuivent leur mobilisation pour dénoncer des conditions de travail qu’ils jugent devenues insoutenables.
Malgré plusieurs semaines de grève, les revendications restent, selon les représentants du personnel, sans réponse satisfaisante de la direction.
À retenir
- La grève du service mortuaire a débuté le 8 juillet 2026.
- Les agents réclament davantage d’effectifs, une prime de reconnaissance et plus de formations.
- La CGT a interpellé la maire de Nantes pour demander une rencontre et davantage de moyens.
Une grève qui dure depuis début juillet au CHU de Nantes
Le conflit social a commencé le 8 juillet 2026 au sein du service mortuaire du CHU de Nantes. Les agents dénoncent un sous-effectif chronique, aggravé par plusieurs absences non remplacées, ainsi qu’une charge de travail en constante augmentation.
Selon les représentants du personnel, les épisodes de canicule ont encore renforcé cette pression, avec une hausse du nombre de décès et des conditions de travail particulièrement éprouvantes. Les équipes assurent pourtant des missions essentielles, allant de l’accueil des familles à la préparation des défunts.
« Derrière chaque prise en charge se trouve une famille qui attend dignité, respect et humanité. »
Des revendications centrées sur les conditions de travail
Les agents demandent plusieurs mesures pour améliorer leur quotidien professionnel.
- Le recrutement de personnel supplémentaire.
- Une prime de reconnaissance adaptée aux contraintes du métier.
- Davantage de formations spécialisées.
- La modernisation du matériel et des locaux.
Selon les organisations syndicales, ces demandes visent autant à améliorer les conditions de travail qu’à garantir une prise en charge de qualité des défunts et de leurs proches.
La surcharge de travail dénoncée depuis plusieurs semaines
Le personnel explique devoir gérer simultanément le transport des corps, les tâches administratives, l’accueil des familles et les opérations techniques. Cette polyvalence devient difficile à assurer lorsque les effectifs diminuent.
Selon France 3 Régions, les agents évoquent également un manque de reconnaissance pour un métier souvent peu visible mais indispensable au fonctionnement de l’hôpital.
La CGT sollicite désormais la mairie de Nantes
Le mouvement a pris une nouvelle dimension début août. Le 4 août, la CGT a adressé un courrier à Johanna Rolland, maire de Nantes et présidente du conseil de surveillance du CHU, afin de demander une rencontre ainsi que des moyens supplémentaires pour le service.
À ce stade, les représentants des salariés estiment qu’aucune réponse concrète n’a permis de mettre fin au conflit. La mobilisation se poursuit donc.
Les principales revendications en un coup d’œil
| Revendication | Objectif |
|---|---|
| Renfort des effectifs | Réduire la surcharge de travail |
| Prime de reconnaissance | Valoriser les contraintes du métier |
| Formation supplémentaire | Renforcer les compétences des équipes |
| Modernisation des équipements | Améliorer les conditions de travail |
Un métier essentiel mais souvent méconnu
Le service mortuaire intervient dans un moment particulièrement sensible pour les familles. Les agents assurent l’accueil, la présentation des défunts et coordonnent les différentes étapes avant les obsèques.
Selon le CHU de Nantes, cette mission s’inscrit dans une volonté d’assurer un accompagnement respectueux des familles et des convictions de chacun.