À un point seulement du podium, le Citroën C5 Aircross a manqué de peu une reconnaissance majeure lors du Car of the Year 2026. Une quatrième place qui interroge, tant ce SUV coche les cases essentielles de l’automobile moderne : confort, polyvalence énergétique et usage réel.
Difficile, dans ces conditions, de ne pas parler d’un rendez-vous manqué avec l’histoire.
A retenir :
- Un écart infime d’un point avec le podium
- Un confort unanimement salué par le jury
- Une offre hybride et électrique très cohérente
- Un vote sans doute influencé par l’image et le tout-électrique
Un classement 2026 qui s’est joué à presque rien
Le verdict final est sans appel, mais il est surtout cruellement serré. Derrière la victoire de la Mercedes CLA, le trio de tête se tient dans un mouchoir de poche. Le C5 Aircross termine quatrième avec 207 points, à une unité seulement de la Kia EV4.
Selon autonews.autoua, quelques bulletins différemment répartis auraient suffi à inverser l’ordre. Ce n’est pas une défaite nette, mais un arbitrage subtil, presque politique, entre visions de l’automobile.
Pourquoi le confort du C5 Aircross a marqué les esprits
Sur ce point, je parle d’expérience. Après plusieurs essais de C-SUV ces dernières années, le confort reste l’angle mort de nombreux modèles électrifiés. Le C5 Aircross, lui, assume une philosophie claire : protéger les occupants.
Selon Citroën, les suspensions à butées hydrauliques progressives et les sièges Advanced Comfort créent un effet « tapis volant ». Sur longs trajets, la différence est immédiate, notamment à l’arrière, où l’espace et la douceur de roulement font la différence pour une famille.
« Le C5 Aircross rappelle que le confort reste une innovation à part entière, souvent oubliée au profit de la technologie pure. »
Une polyvalence énergétique encore trop sous-estimée
Là où certains concurrents font le choix du tout-électrique, le C5 Aircross adopte une approche pragmatique. Hybride 48V, hybride rechargeable et version électrique annoncée : chaque usage trouve sa réponse.
Selon Stellantis, la version PHEV permet jusqu’à 86 km en électrique, et plus de 100 km en ville. Une donnée clé pour les trajets quotidiens, sans renoncer à l’autonomie longue distance. C’est précisément ce type de compromis que recherchent encore de nombreux automobilistes européens.
Tableau comparatif des finalistes directs
| Modèle | Énergie dominante | Points | Position |
|---|---|---|---|
| Mercedes CLA | Multi / électrique | 320 | 1 |
| Škoda Elroq | Électrique | 220 | 2 |
| Kia EV4 | Électrique | 208 | 3 |
| Citroën C5 Aircross | Hybride / PHEV | 207 | 4 |
Un point d’écart, et pourtant une philosophie radicalement différente.
Ce qui a probablement joué contre lui
Soyons lucides. Dans un concours aussi symbolique, l’image compte autant que la fiche technique. Le C5 Aircross reste un SUV généraliste, face à des modèles plus statutairement valorisés.
Selon Driven, le jury a aussi privilégié des propositions plus radicalement électriques, incarnant une vitrine technologique immédiate. Le pragmatisme familial du C5 Aircross a peut-être semblé trop raisonnable face à cette logique de rupture.
Un retour d’expérience qui parle aux familles
Lors d’un échange avec un couple de jeunes parents, récemment passés d’un SUV compact électrique à un hybride rechargeable, le constat était clair : le confort et l’autonomie réelle ont repris le dessus sur la seule image écologique. Le C5 Aircross correspond exactement à ce virage silencieux du marché.
Un autre retour d’essai longue distance m’a frappé : moins de fatigue, moins de stress, et une consommation maîtrisée. Des critères rarement mis en avant dans les palmarès, mais décisifs au quotidien.
Selon Car of the Year, plusieurs jurés l’ont pourtant placé en première position, preuve que le débat était réel, et loin d’être tranché.
Et vous, le C5 Aircross méritait-il le podium, voire le titre ? Le débat est ouvert en commentaires.