La transition électrique devait être un accélérateur. Elle devient un centre de coûts massif. En 2025, GM a passé entre 6 et 7,6 milliards de dollars de charges liées à sa stratégie véhicules électriques. Selon le New York Times, ces pertes reflètent surtout des investissements industriels devenus surdimensionnés face à un marché moins dynamique que prévu.
Selon Reuters, le choc est comptable mais immédiat, concentré sur quelques trimestres.
A retenir :
- Des charges record liées aux VE en 2025
- Des usines et contrats trop grands pour la demande réelle
- Un recentrage stratégique vers hybrides et thermiques
D’où viennent exactement ces milliards perdus
Le cœur du problème est industriel. GM a anticipé une montée en cadence rapide des ventes de voitures électriques. Les capacités ont suivi, la demande non. Résultat : dépréciations d’actifs, annulations de contrats et indemnités fournisseurs. Selon Business Insider, près de 6 milliards ont été comptabilisés au seul quatrième trimestre 2025, auxquels s’ajoute 1,6 milliard annoncé plus tôt dans l’année.
| Poste de charges VE en 2025 | Montant estimé |
|---|---|
| Dépréciations industrielles | ~4,5 Md$ |
| Annulations de contrats | ~1,5 Md$ |
| Autres coûts de restructuration | ~1,6 Md$ |
| Total estimé | ~7,6 Md$ |
Un pari industriel trop ambitieux, trop vite
GM a massivement investi dans la plateforme Ultium, notamment dans les batteries et l’automatisation. Problème : des équipements peu utilisés et des retards chez des fournisseurs clés ont ralenti la production. Selon le New York Times, l’incapacité à atteindre rapidement les volumes prévus empêche d’amortir des coûts fixes très élevés. L’effet ciseau est brutal.
Une demande qui n’a pas suivi le rythme
Le marché américain des VE a marqué le pas. La fin d’un crédit d’impôt clé a fait chuter les ventes de VE GM de 43 % au T4 2025. Les modèles restent attractifs, mais encore chers. À 40 000 $, l’Equinox EV peine à générer les volumes nécessaires. Selon Reuters, cette faiblesse de la demande a transformé des investissements rationnels sur le papier en charges immédiates.
Des choix stratégiques désormais corrigés
L’ambition du 100 % électrique en 2035 est réévaluée. GM relance hybrides et thermiques, plus rentables à court terme. Une usine VE du Michigan a même été reconvertie. Le groupe a aussi stoppé l’aventure Cruise, après plus de 10 milliards investis. Selon CNBC, cet arrêt illustre la difficulté à rentabiliser des paris technologiques lourds dans des délais courts.
Pourquoi la facture tombe maintenant
Les investissements VE sont concentrés et rigides. Quand la trajectoire change, la comptabilité suit immédiatement. Déprécier aujourd’hui permet de limiter les pertes futures, mais le choc est visible.
Dans la pratique, cela se traduit par :
- Des usines redimensionnées, parfois sous-utilisées
- Des fournisseurs indemnisés pour des volumes annulés
- Des plans révisés entre VE, hybrides et thermiques
« La transition électrique n’est pas annulée, mais elle est devenue beaucoup plus coûteuse que prévu à court terme. »