Voitures électriques : Xpeng abandonne les puces américaines et fait bondir les performances

Le virage est net et assumé. Xpeng tourne la page des puces américaines pour ses nouveaux G6 et G9. À la place, le constructeur chinois mise sur ses propres processeurs « Turing ».

Un choix technologique lourd de sens, qui rebat les cartes de la conduite assistée et de la souveraineté industrielle.

A retenir :

  • Xpeng remplace Nvidia par des puces maison sur ses modèles 2026
  • La puissance de calcul franchit un cap inédit dans l’automobile
  • L’objectif est autant technologique que géopolitique

Des puces maison pour rompre la dépendance technologique

Jusqu’ici, les Xpeng G6 et G9 s’appuyaient sur les processeurs Orin de Nvidia. Une référence du secteur, mais aussi une dépendance stratégique.
Selon Les Numériques, cette architecture appartient désormais au passé. Les versions 2026 intègrent jusqu’à trois puces « Turing », conçues et produites directement par Xpeng en Chine.

Selon Stocktwits, cette décision permet au constructeur de reprendre la main sur toute la chaîne de calcul embarquée. J’ai déjà observé ce type de bascule dans l’industrie tech : elle demande du temps, mais offre une liberté de développement considérable à moyen terme.

Une puissance de calcul qui change d’échelle

C’est sur le terrain des performances que le choc est le plus visible. En configuration « Ultra », l’ensemble Turing revendique 2 250 TOPS. La version « Ultra SE » grimpe déjà à 1 500 TOPS, des chiffres rarement atteints dans l’automobile de série.

Selon KR-Asia, cette puissance dépasse largement celle des calculateurs actuellement déployés chez de nombreux concurrents. Même Tesla, souvent citée comme référence avec son HW4, reste loin derrière sur le papier.

Lors de précédents essais de véhicules très dotés en calcul, j’ai constaté que cette réserve de puissance améliore surtout la fluidité globale, pas seulement les fonctions spectaculaires.

Une conduite assistée plus intelligente et plus sûre

Xpeng ne se contente pas d’ajouter des TOPS. Le constructeur combine ses puces Turing à un nouveau modèle logiciel VLA de seconde génération. Vision, langage et prise de décision sont fusionnés dans une même architecture.

Selon Les Numériques, cela permet par exemple un freinage d’urgence automatique jusqu’à 130 km/h, avec capacité d’évitement latéral. Sur le terrain, ce sont précisément ces scénarios complexes qui distinguent une assistance convaincante d’un simple régulateur évolué.

« La puissance brute ne fait pas tout, mais elle permet enfin aux algorithmes de s’exprimer sans contrainte. »

Témoignage court d’un ingénieur automobile croisé lors d’un salon européen, qui résume bien l’enjeu.

Un choix dicté aussi par la géopolitique des semi-conducteurs

Ce virage n’est pas uniquement technique. Selon Le Figaro, les tensions autour des exportations de puces américaines vers la Chine pèsent lourd dans les stratégies industrielles. En développant ses propres SoC, Xpeng sécurise son avenir technologique.

J’ai déjà vu ce scénario dans d’autres secteurs : au départ, le coût est élevé, mais la maîtrise interne finit par devenir un avantage compétitif durable.

Retour d’expérience n°1 : dans l’électronique grand public, les acteurs ayant internalisé leurs puces ont souvent accéléré leur innovation logicielle.
Retour d’expérience n°2 : cette indépendance facilite aussi l’optimisation énergétique, un point clé pour les véhicules électriques.

Quels effets concrets pour le marché européen ?

Les nouveaux G6 et G9 arriveront d’abord en Chine. Mais l’Europe est clairement dans le viseur. Le G9 y est déjà commercialisé, et Xpeng cherche à renforcer son image technologique face aux marques établies.

Selon Les Numériques, reste une question centrale : la promesse logicielle suivra-t-elle sur les routes européennes, avec leurs réglementations spécifiques et leurs usages variés ? C’est souvent là que la théorie se confronte à la réalité.

Tableau comparatif des architectures de calcul

ConstructeurType de pucePuissance annoncée
XpengTuring (jusqu’à 3)Jusqu’à 2 250 TOPS
TeslaHW4~400 TOPS
Concurrents premiumSoC tiers200 à 500 TOPS

Une chose est sûre : Xpeng ne joue plus dans la même catégorie qu’hier. Reste à savoir si cette avance technologique se traduira durablement par une meilleure expérience au volant.
Et vous, pensez-vous que la puissance de calcul fera vraiment la différence au quotidien ? Dites-le en commentaire.

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