Mobilité en Loire-Atlantique : ce qui a changé en 10 ans

En dix ans, les habitudes de déplacement des habitants de la Loire-Atlantique ont nettement évolué. Si la voiture reste le moyen de transport dominant, elle perd progressivement du terrain au profit de la marche, du vélo et, dans une moindre mesure, des transports collectifs.

Le télétravail, le commerce en ligne et les investissements dans les mobilités douces expliquent en grande partie cette transformation.

A retenir :

  • La voiture reste majoritaire, mais son usage recule nettement.
  • La marche et le vélo connaissent une progression historique.
  • Le télétravail et les politiques publiques modifient durablement les déplacements.

Les habitants effectuent moins de déplacements qu’en 2015

L’enquête mobilité met en évidence une baisse du volume global des déplacements. Environ 4,8 millions de trajets quotidiens sont désormais réalisés contre près de 5 millions il y a dix ans, soit une diminution d’environ 4 %.

Chaque habitant effectue aujourd’hui en moyenne 3,5 déplacements par jour, contre 4 en 2015. Cette baisse est encore plus marquée dans la métropole nantaise.

J’ai souvent constaté que les journées de télétravail réduisent naturellement les déplacements. Beaucoup de personnes ne sortent plus systématiquement pour déjeuner ou faire quelques courses, des habitudes devenues courantes depuis plusieurs années.

Parallèlement, la part des habitants qui ne quittent pas leur domicile sur une journée progresse légèrement, dépassant désormais les 10 %.

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La voiture reste dominante mais perd progressivement du terrain

La voiture demeure le principal moyen de transport en Loire-Atlantique. Toutefois, sa part recule de manière visible.

Elle représente aujourd’hui 60,5 % des déplacements, contre environ 67 % en 2015.

À Nantes Métropole, la voiture utilisée seul passe de 43 % à 38 % des déplacements. Le nombre moyen de véhicules par ménage diminue également.

Cette évolution s’explique notamment par :

  • le développement du télétravail ;
  • la multiplication des pistes cyclables ;
  • la progression de la marche ;
  • le recours plus fréquent au covoiturage.

Un salarié nantais expliquait récemment avoir abandonné sa voiture pour les trajets de moins de cinq kilomètres. Entre le vélo et la marche, il gagne du temps tout en réduisant ses dépenses de carburant.

La marche devient incontournable dans les centres urbains

C’est sans doute l’évolution la plus marquante.

La marche représente désormais 24 % des déplacements à l’échelle départementale, contre 21 % auparavant.

À Nantes Métropole, cette part atteint 29 %, tandis que dans la ville de Nantes, près de quatre déplacements sur dix sont désormais réalisés à pied.

Cette progression traduit des centres-villes plus accessibles, mais aussi une volonté croissante de privilégier les courtes distances.

Le vélo confirme son essor en Loire-Atlantique

Le vélo poursuit une progression spectaculaire.

Sa part est passée de 2,5 % à 4,5 % des déplacements dans le département.

À Nantes Métropole, elle atteint désormais 7 %, voire 9 % à l’intérieur du périphérique. Pour les trajets domicile-travail, le vélo représente déjà 11 % des déplacements.

J’ai moi-même observé que les nouvelles infrastructures rendent certains itinéraires beaucoup plus agréables qu’il y a quelques années. Les pistes continues et les aménagements sécurisés changent réellement l’expérience quotidienne des cyclistes.

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Les transports collectifs conservent une place importante

Les réseaux de transports collectifs restent un pilier des déplacements.

Leur part progresse légèrement, passant de 9,5 % à 10,5 % dans le département.

Sur Nantes Métropole, ils représentent environ 15 % des trajets, une proportion relativement stable depuis dix ans.

Cette stabilité s’explique notamment par le fait que de nombreux déplacements urbains courts sont désormais réalisés à pied ou à vélo.

Télétravail et nouveaux modes de vie changent les habitudes

Les transformations ne concernent pas uniquement les infrastructures.

Le télétravail concerne désormais 38 % des actifs, contre seulement 14 % en 2015.

Le développement du commerce en ligne, de la téléformation ou encore des repas pris directement sur le lieu de travail réduit également les déplacements de milieu de journée.

Ces changements expliquent une partie importante de la baisse globale du trafic observée dans le département.

Des investissements importants pour développer les mobilités douces

Les collectivités poursuivent leurs investissements afin d’accompagner cette évolution.

Le Département ambitionne de créer un vaste réseau cyclable reliant l’ensemble des communes.

État des principaux projets

ProjetSituation
Réseau cyclable2 100 km déjà réalisés
Objectif final3 900 km d’itinéraires
Nouvelles liaisons167 connexions entre communes
Voies réservéesDéploiement progressif jusqu’en 2028
Nouveau bac Basse-Indre–IndretPropulsion électrique et hydrogène

Ces projets visent à limiter la voiture individuelle tout en proposant des solutions plus respectueuses de l’environnement.

Covoiturage et décarbonation prennent de l’ampleur

Les pouvoirs publics souhaitent également développer les solutions complémentaires.

Des aires de covoiturage, de nouveaux parkings relais et des voies réservées aux transports collectifs doivent faciliter les déplacements pendulaires.

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Le futur bac électrique et hydrogène entre Basse-Indre et Indret illustre également cette volonté de réduire les émissions liées aux transports.

Ces investissements montrent que la transition ne repose pas uniquement sur le vélo, mais sur une combinaison de plusieurs solutions adaptées aux différents territoires.

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